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Yom Hazikaron

«Jour du souvenir pour les victimes de guerre israéliennes et pour les victimes des opérations de haine». Ce jour est une date fixé par l’État d’Israël dans la seconde moitié du xxe siècle pour rendre hommage aux soldats morts pour la patrie ou tombés au combat.
La commémoration a ensuite été étendue depuis 2002 à toutes les victimes du terrorisme, les personnes tuées ou assassinées pour l’État d’Israël parce qu’israéliennes ou juives.

La commémoration se tient généralement la veille du 4 iyar qui précède le Yom haAtsma'out et donne lieu à diverses cérémonies et coutumes de recueillement dans tout le pays, dont la fermeture des lieux de loisir et les sirènes du souvenir. Néanmoins, certaines années comme cette année, ces deux journées sont déplacées afin d'éviter leur célébration ou leurs préparatifs pendant le Shabbat.

 Elle est observée par l’ensemble de la population juive israélienne, à l’exception d'une frange du secteur haredi ne reconnaissant pas l'existance du pays "juif".

Historique

Les premières manifestations publiques d’honneurs rendus aux morts ont eu  lieu le 5 iyar, au cours de Yom Haatzmaout «Jour de l’Indépendance». Survenant peu après la fin de la guerre d’indépendance, elles consistaient alors en discours.

L’absence d’une date spécifique heurte cependant la sensibilité des familles des disparus qui voient leur deuil personnel subordonné à la joie nationale. David Ben Gourion convoque une commission en 1950 qui, après avoir envisagé différentes dates comme Lag Ba'omer  ou le 11 adar (date du décès de Joseph Trumpeldor, tombé en défendant Tel Haï), se décide en faveur du 4 iyar.

Cette année-là, en effet, le 5 iyar a lieu chabbat et le deuil n’est pas de mise en ce jour (la célébration de Yom Haatzmaout fut repoussée au dimanche et Yom Hazikaron au jeudi précédent, soit le 3 iyar). Ben Gourion est particulièrement séduit par la conjonction des dates, symbolisant le tribut payé à l’établissement et l’indépendance de la nation.

Les cérémonies

Les cérémonies sont d'une période de deux minutes de silence, pendant laquelle le pays entier doit se trouver à l’arrêt. Les drapeaux doivent être en berne. Des cérémonies commémoratives sont tenues et des programmes particuliers sont dispensés dans les institutions éducatives et les médias. Les lieux de loisir publics doivent être fermés.

Cérémonies du soir:

Yom Hazikaron commence de nos jours au Mur occidental en présence du président de l’État, du général en chef des armées et des familles endeuillées.

 À 20 h, une sonnerie du souvenir y retentissant ainsi que dans tout le pays pendant une minute. On récite ensuite un Yizkor particulier. Des torches du souvenir sont également allumées.  D’autres cérémonies ont lieu ensuite en d’autres endroits pour les victimes d’attentats.

Cérémonies en journée:

Le lendemain, une nouvelle sonnerie retentit à 11 heures pendant deux minutes, suivie d’une visite dans les cimetières militaires, la visite principale se tenant dans le carré militaire du mont Herzl. L’élégie de David pour Saül et Jonathan, archétypes des héros de la nation tombés au combat, y est lue.

Les victimes du terrorisme sont commémorées à 13 heures, devant le mémorial qui leur est dédié. De nombreuses cérémonies privées sont organisées par les familles, les écoles, des associations de perpétuation du souvenir des disparus, etc.

À 20 heures, la cérémonie de l’allumage des torches clôt le Jour du Souvenir pour ouvrir celui de l’Indépendance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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