«

»

Yehouda El-Ḥarizi

Rabbi Yehouda El-Ḥarizi, était un rabbin, poète et traducteur du Moyen Âge dans l'Espagne chrétienne.
Voyageur, il est devenu très célèbre pour avoir traduit en hébreu les Maqâmas  ou séances de El-Hariri. Il est considéré parmi les plus grands poètes de l'Espagne de l’époque. Rabbi El-Harizi apprécié particulièrement le Rambam en le défendant devant les critiques. Par la suite, traduira de nombreux de ses écrits.

Rabbi Yehouda El-Harizi, également appelé Yehouda Ben Shlomo Harizi est né en 1165 à Tolède en Espagne, d’une famille originaire de Séville, qui était jusqu'alors sous domination musulmane. Sa famille était noble et financièrement aisée. Dans sa jeunesse, il vécut une vie de dignité et de bien-être, comme il le mentionne dans son livre « Tahkemoni » : "Dans ma jeunesse, j'avais le capital et la richesse… J'étais sur un manège, de différentes roses dans mon jardin qui étaient délicieuses à cueillir"

Devenu jeune homme, il acquit une éducation et de vastes connaissances dans divers domaines comme la Bible, le Talmud, la philosophie, la linguistique et la médecine. Il errait d'un endroit à l'autre pour gagner sa vie en composant des chants pour les riches des communautés où il arrivait.

À partir de 1215, Rabbi Yehouda El-Harizi parti en voyage loin de chez lui. Selon Sadan (de l’Université de Tel-Aviv), il visitait parfois l'Europe brièvement et rentrait chez lui à Tolède.

Rabbi El-Harizi a fait un certain nombre de voyages, qu'il a parcouru à la suite de différents ennuis qui se produisaient dans les régions ou il s’installait. Le dernier d’entre eux était en Eretz Israël au Moyen-Orient, mais d’après l'opinion du Pr Joseph Sadan sur ce voyage, l’immigration (l’Aliyah) et l’essaie de s'installer dans un nouveau pays en était la raison.

Ses œuvres sont imprégnées de ses voyages, et surtout de sa description des sages des communautés juives qui l'ont soutenu économiquement et de ceux qui ne l'ont pas.

On lui doit le livre « Thahkemoni » qui a été imprimé pour la première fois à Constantinople (Istanbul) en 1578, tableau de la vie et des mœurs des juifs de son époque. Dans son magnifique livre, il décrit ses voyages d’au moins cinquante endroits mentionnés qui seront assimilés plus tard dans ses poèmes et ses rencontres avec plus de deux cents personnalités juives importantes et différentes de l’époque, en particulier l'élite: des rabbins et des riches qu'il rencontrait sur son chemin, dont il leur dédiait des chants de louange ou de condamnation.

Selon les chercheurs, le motif de ses voyages peut avoir été un éveil religieux semblable à celui des Croisés de l'époque, motif économique, ou persécution dans son pays natal et dans certains des endroits où il est venu.

Rabbi El-Harizi a également traduit des saintes écritures juives, sur la demande des Juifs de Provence, dont l’œuvre de Maïmonide: « Commentaire sur la Mishna » – y compris les introductions de Maïmonide considéré comme un livre à part, et le livre du « Guide des Egarés ». Ces deux traductions ont été en concurrence avec celles de Shmouel Tivon dont lui ont demandé également de traduire par les Juifs de Provence, comme l’indique une lettre à Maïmonide.

En complément de son travail en hébreu, il a également adapté et écrit de la poésie en arabe (en lettres arabes) – un travail de qualité, dont certains ont été découverts seulement récemment.

Sa poésie était unique en raison de combination linguistique entre l’arabe et l’hébreu et de l'utilisation de citations et de versets en dehors du contexte religieux. La poésie d'El-Harizi comprend des descriptions de champ de bataille, de tempêtes de mer et de descriptions naturelles, le tout en hébreu.

Dans son désir de faire revivre la langue hébraïque, il revient très vite à la traduction des textes sacrés.

Il est considéré parmi les plus grands poètes de l'Espagne, bien que Salomon Ibn Gvirol et Rabbi Yehuda Halevi et d'autres poètes espagnols soient de la génération précédente et dont ils ont été les premiers à écrire des Maqâma, travaux poétiques et narratifs littéraire, répandus dans la poésie arabe du Moyen Âge, source de la littérature hébraïque des juifs séfarades.

Rabbi El-Harizi est mort en Syrie dans la ville d'Alep, un mercredi soir, dans la nuit du dernier jour du mois d'Al-Qaïda, à la veille de Hanoukka le 03 décembre 1225 a l’âge de 60 ans…

 

 

La rue El-Harizi à Netanya :

Rue dans le quartier de Ben-Tzion qui débute à la Rue Ibn Gvirol pour finir en impasse.

Petites constructions basses et assez anciennes dans leurs ensembles qui comprend un petit jardin public.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

News de la Semaine