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Théodore Herzl

Théodore Herzl surnommé le visionnaire de l'État, car il est le premier contemporain à avoir œuvré pour la création d'un État juif. Herzl est un journaliste et un écrivain. Fondateur du mouvement sioniste, il est l'auteur de « L'État des Juifs » et fondateur du Fonds pour l'implantation juive pour l'achat de terres en Palestine. Il est l'un des premiers à mettre en place l'idée d'un État autonome juif.

Théodore Herzl, en hébreu Binyamin Ze'ev né le 2 Mai 1860 à Budapest en Hongrie, grandit dans une famille bourgeoise pratiquante un judaïsme que l'on pourrait qualifier de progressiste. Son père, se définit lui-même réformiste et demeure un partisan de l'assimilation des Juifs au sein de leurs terres d'accueil.
En 1889, il épouse Julie Naschauer, du même milieu que lui. Le mariage est malheureux en dépit de la naissance de trois enfants (deux filles et un fils).

Docteur en droit de formation, Herzl commence par écrire des pièces de théâtre puis devient journaliste et part à Paris comme correspondant de 1891 à 1896. Il rentre alors à Vienne et devient directeur littéraire du plus grand et du plus prestigieux quotidien viennois, la Neue Freie Presse.

Il était au début si peu tenté par le sionisme qu'il n'hésitait pas à écrire dans son journal des articles contre le retour à Sion.
En tant que correspondant à Paris du journal Die Neue Freie Presse, il suit l'affaire Dreyfus qui a motivé son engagement depuis le premier procès. C'est à cette époque qu'il estime absolument nécessaire la constitution d'un « abri permanent pour le peuple juif », thèse qu'il reprend dans son livre « l'État des Juifs » (Der Judenstaat), écrit en 1896.

Le débat autour du titre français du Judenstaat butte sur certaines particularités linguistiques. Il n'ignorait pas que le titre en était « L'État Juif » et non l'État des Juifs, tout comme en anglais la traduction fut « The Jewish State ». Il y expose les trois principes fondamentaux du sionisme : l'existence d'un peuple juif ; l'impossibilité de son assimilation par d'autres peuples ; d'où la nécessité de créer un État particulier, qui prenne en charge le destin de ce peuple. À ces trois fondements du sionisme, le Congrès de Bâle de 1897 ajoute un quatrième : le droit des Juifs à s'installer en Palestine, partie de l'Empire ottoman.

Dès qu'il se mit à assigner à son action des buts précis dans l'espace réel, à nouer les forces en présence, il dut reconnaître combien son peuple était devenu disparate parmi les nations et les destinées les plus diverses : ici les Juifs religieux, là les libres penseurs, ici les Juifs socialistes, là les capitalistes, tonnant les uns contre les autres dans toutes les langues, et tous fort peu disposés à se soumettre à une autorité centrale. » — Le monde d'hier, Stefan Zweig

Pour mener à bien son projet d'État pour les Juifs, il décide de lancer une campagne internationale et de faire appel à toutes personnes susceptibles de l'aider. Il va ainsi successivement se rapprocher du baron Edmond de Rothschild qui a déjà commencé à acheter des terres en Palestine depuis 1882. Il demande des lettres de soutien à des personnages importants de l'époque comme le pape Pie X qui le reçoit en 1904, le roi Victor-Emmanuel III d'Italie.

En avril 1896, il se rend à Constantinople en Empire ottoman et à Sofia en Bulgarie pour rencontrer des délégations juives. À Londres, le groupe des Macchabées l'accueille froidement, mais il reçoit un mandat d'encadrement de la part des sionistes de l'East End de Londres. Au cours des six mois suivants, ce mandat est approuvé par toutes les organisations juives sionistes mondiales. Le nombre de ses partisans augmente alors nettement.

En 1897, à grands frais personnels, il fonde à Vienne l'hebdomadaire Die Welt. Il organise le premier congrès sioniste à Bâle en 1897 avec l'aide de Max Nordau, dont il est élu président, poste qu'il a occupé jusqu'à sa mort en 1904. Les assises de l'Organisation sioniste mondiale sont établies.

En 1898, il commence une série d'initiatives diplomatiques afin d'obtenir un soutien pour un pays juif. Il est reçu par l'empereur Guillaume II d'Allemagne à plusieurs reprises et participe à la première conférence de La Haye.

En mai 1901, il rencontre pour la première fois Abdülhamid II, le sultan de l'Empire ottoman, pour négocier le don des terres de Palestine. Herzl propose d'effacer les dettes impériales en échange de la Palestine mais celui-ci lui répond : « Je préfère être pénétré par le fer que voir la Palestine perdue. »

En 1902, il publie Altneuland (Le Pays ancien-nouveau), nouvelle à travers laquelle il décrit une utopie sioniste. Dans son livre, les Arabes, en plus de disposer du droit de vote, occupent des postes-clés. Théodore Herzl pensait que les Arabes accepteraient sans difficulté l'autorité coloniale. L'utopie est brisée par le personnage de Geyer, un migrant fraichement arrivé dans le pays et qui fonde un parti nationaliste juif.

En 1902-03, Herzl est invité à témoigner devant la Commission royale britannique sur l'immigration des étrangers. Cette occasion lui permet de se retrouver en contact étroit avec les membres du gouvernement britannique, notamment avec Joseph Chamberlain, à l'époque secrétaire d'État aux colonies, par l'intermédiaire duquel il négocie avec le gouvernement égyptien une charte pour l'installation des Juifs dans la région d'Al Arish, dans la péninsule du Sinaï, jouxtant le sud de la Palestine.

À la suite de l'échec de ce projet, qui l'a conduit au Caire, il reçoit en août 1903, par l'intermédiaire de Léopold Greenberg une offre de la part du gouvernement britannique afin de faciliter l'implantation d'une grande colonie juive de peuplement, avec gouvernement autonome et sous souveraineté britannique en Afrique de l'Est et connue sous le nom de Projet Ouganda.

Dans le même temps, le mouvement sioniste est menacé par le gouvernement russe. Au lendemain du premier pogrom de Kichinev en 1903, il se rend à Saint-Pétersbourg et est reçu par Sergei Witte, alors ministre des Finances, et Viatcheslav Plehve, ministre de l'intérieur, antisémite notoire et crédité d'être responsable desdits pogroms.

Le 12 juillet 1903 il note dans ces carnets que l'État du Congo était suffisamment vaste pour accueillir son projet.

À cette occasion, Herzl présente des propositions pour l'amélioration de la situation juive en Russie. Il propose à Plehve une véritable alliance : « Soutenez mon projet, je vous débarrasserai de vos révolutionnaires juifs ». En marge du Congrès sioniste, Théodore Herzl contacte Khaym Jitlovsky, organisateur de l'Union des socialistes-révolutionnaires russes à l'étranger — qu'il prend pour un représentant du Bund — et lui propose l'appui de Von Plevhe qui attribuerait une charte au mouvement sioniste, en échange d'un engagement des révolutionnaires juifs à cesser leur lutte contre le gouvernement tsariste pour une durée de quinze ans.

Il publie la déclaration russe, et présente l'offre britannique, connue sous le nom de « Projet Ouganda » devant le sixième Congrès sioniste (Bâle, août 1903), qui remporte la majorité (295:178, 98 abstentions), avec lui sur la question d'étudier cette offre, malgré le très mauvais accueil de l'offre par la délégation russe.

En 1905, après enquête, le congrès sioniste décide de décliner l'offre du Royaume-Uni et s'engage à créer un État juif en terre d'Israël, autrement dit en Palestine alors ottomane.

 

Décidé le 03 juillet (20 Tamouz) 1904  à Edlach, austro-hongrois, Herzl avait demandé à être enterré en Palestine quand le peuple juif y aurait fondé un État indépendant. Le 17 août 1949, son corps, ainsi que celui de ses parents, Yaakov et Jeannette, et sa sœur Pauline sont inhumés au Mont Herzl. En septembre 2006, les dépouilles de ses enfants Hans et Pauline y ont été transférés depuis Bordeaux.

En Israël, une ville porte son nom : Herzliya. Des rues de plusieurs localités portent aussi le nom de Herzl.
À Jérusalem, le mont Herzl abrite sa sépulture et celle d'autres figures marquantes de l'histoire d'Israël.

En Europe, plusieurs localités (Bâle, Budapest, Edlach an der Rax (en Autriche), Vienne) ont donné le nom de Herzl à une rue.
À Paris, la place Théodore Herzl a été inaugurée le 5 juillet 2006.

 

La rue Herzl à Netanya :

Artère principale de la ville. Elle débute dès la rentrée Nord de la ville jusqu’au bord de mer.

Rue commerçante et populaire. Des boutiques, des cafés, des commerces, des banques et autres la constituent essentiellement.

Une partie de la rue est devenue piétonne depuis le début des années 2000.

La place de l’indépendance, avec ses jets d’eaux et ses écrans géants vient d’être renover.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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