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Pourim Katan

Pourim Katan, le « petit Pourim » est une festivité juives mineures, d’institution rabbinique, observées le quatorzième jour du premier mois d’Adar lors des années embolismiques du calendrier juif. Cette date est marquée essentiellement par quelques coutumes de joie.

Pourim Katan est né des contingences relatives au calendrier hébraïque, qui doit occasionnellement insérer un second mois d’Adar afin que la fête de Pessa'h soit célébrée au printemps comme il est prescrit dans la Torah. Cette intercalation du deuxième mois se produit afin que le calendrier hébraïque, lunaire à l'origine, puisse coïncider avec le calendrier solaire des saisons. Le Pourim Katan se produit 7 fois tous les 19 ans.

Les lois de Pourim Katan ne sont pas de lire la Meguila le premier 14 Adar ou l'envoi de colis alimentaires entre amis mais la tenue d’un repas de fête qui ne doit cependant pas prendre l’ampleur du festin de Pourim. Les maîtres du Hassidisme, si prompts à fêter Pourim Katan avec autant d’ardeur que Pourim car le ‘’Yom Tov’’ de Pourim Katan reflète bien le message de servir le Créateur dans la joie.

Les Sages, voulant rattacher la délivrance de Mardochée à celle de Moïse, décrètent que c'est en la date du deuxième mois que doivent être respectées les observances particulières à la fête de Pourim, soit la lecture du rouleau d’Esther, les dons aux pauvres, l'envoi de colis alimentaires entre amis et un festin joyeux.

Ils tirent en outre du verset prescrivant la lecture du Livre d'Esther « chaque année » qu’elle ne doit avoir lieu qu’une fois par an. De même, les dons aux pauvres ne se font qu’au second mois. Cependant, les rabbins élaborant sur cette clause, en concluent que, si le quatorzième jour du premier mois d’Adar ne peuvent donner lieu à des manifestations positives de joie afin de conserver tout leur panache au quatorzième jour du second mois. Ils convient de leur conserver une certaine atmosphère, en interdisant comme au second mois diverses manifestations de tristesse.

Nous ne disons pas également les parties de la prière qui évoquent la tristesse avec l’omission du tahanoun à Pourim Katan. Les avis sont partagés sur l’interdiction des oraisons funèbres et des jeûnes en ces jours.

Celui qui se comporte de la sorte sera béni comme l’affirme le Rama en conclusion des lois de la Méguila dans la Mishna Brurah: « Un bon festin réjouit les cœurs », l’essentiel étant que tout cela soit dédié au nom du Ciel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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