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Paracha Zah’or

On appelle chabbat Zakhor (« Souviens-toi! ») le chabbat qui précède Pourim, car nous lisons alors, outre la paracha de la semaine, un paragraphe supplémentaire dans le  second   sépher. C’est le paragraphe où est ordonné le souvenir du mal fait aux Hébreux dans le désert par ’Amalek – un descendant de ‘Esaü – lors de la sortie d’Egypte (Deutéronome/ Débarim 25, 17-19). On le dit souvent, de manière générale et avec juste raison, le peuple juif a une longue mémoire.

Le souvenir auquel nous sommes conviés avec une insistance remarquable est celui de la guerre cruelle que fit Amalek aux hébreux alors que, sortant d’Egypte, ceux-ci marchaient vers le Sinaï et le Don de la Torah. Amalek incarne ici une véritable opposition à tout ce qui est saint et, d’abord, au lien qui se tisse alors entre D.ieu et Son peuple.

Si on relit ce texte à proximité immédiate de Pourim, c’est parce que, selon la généalogie traditionnelle, Amalek fut aussi l’ancêtre d’Haman et que, dans un cas comme dans l’autre, leur tentative d’en finir avec le peuple juif et son message aboutit à leur défaite et à leur disparition. L’ordre « souviens-toi » prend ainsi tout son sens. Depuis lors, le peuple juif a su voir la chute de ceux qui voulaient sa perte.

Alors que Pourim se lève à l’horizon,  Il existe toujours des «Amalek» ou des «Haman» que le peuple juif dérange par sa fidélité et sa constance. Prêts à tout, ils n’ont de cesse que d’éteindre sa voix. Nous savons qu’ils n’y parviendront pas.

Eternellement libre, le peuple juif reste lui-même. Ne renonçant jamais à son héritage spirituel ni à sa mission, il sait que, derrière les nuages qui s’amoncellent, le soleil brille toujours. Il sait que le sort de l’obscurité est de s’évanouir et qu’inéluctablement, la lumière vaincra. Pourim n’est-il pas le temps de la joie?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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