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Naftali Herz Imber

Naftali Herz Imber est l'un des premiers poètes juif de la période du renouveau national. Ecrivain en langue hébreu et globetrotter, il a été emporté par les vapeurs de l'alcool. Il est en autre le compositeur de la Tikvah, qui deviendra l'hymne national de l'État d'Israël.

Hertz Imber est né le 27 décembre 1856 à Zlochiv dans l'Empire Austro-Hongrois (Ukraine), il s'avère être assez marginal dans sa manière de vivre. Il reçoit une éducation religieuse mais ses parents s'opposent à la hassidoute. Il a étudié dans le Talmud Torah de sa ville natale. Il était doté de talents et de capacités exceptionnelles. À l'âge de huit ans, il étudie avec les plus grands enseignants et a l'âge de 10 ans, on le surnomme le prodige, il commença alors a étudié la Kabbale.

À l'âge de 18 ans, après les difficultés de la mort de son père, il prend soin de sa mère et de ses cinq frères et sœurs et ils déménagent à Brody. Là, il fait connaissance avec les membres du mouvement de l’émancipation juif, de la Haskala. Il s’intéresse aux idées, à commence par lire de la littérature générale et à s'intéresser à la littérature sur la Kabbale.

Après une courte période chez sa mère, il décide de voyager en Europe de l’Est, en Hongrie, en Serbie et en Roumanie.

En 1878, il écrit neuf strophes romantiques de la chanson « Tikvaténou » qui évoquaient des scènes bibliques et un retour vers Israël. Elle va avoir un succès immédiat parmi les habitants du Yishouv, les juifs de la Palestine ottomane, rapidement suivi d'un essaimage réussi en Diaspora. Mais la longueur du texte et sa complexité ne se prêtait ni à la récitation, ni à une mémorisation facile. Il va être spontanément ramené à deux strophes par ceux qui ont pris l'habitude de le chanter. Ce chant deviendra plus tard la « Tikva », l'hymne officiel de l'Etat d'Israël.

 

Il visite de nombreux pays, dont plusieurs fois la Palestine. Durant ses périples, il rencontre en 1882 Laurence Oliphant, "Juste parmi les Nations", chercheur britannique spécialiste de la Terre d'Israël et fervent adepte de la cause sioniste, qu'il accompagne comme secrétaire particulier durant ses voyages. Imber s'installe avec Oliphant dans le village Druze de Daliat el Karmel, jusqu'en 1887.

Il aime visiter les premières implantations du pays de Rishon Letzion, Zichron Yaakov, Petah Tikva… Il écrit des poèmes et chansons en l'honneur des agriculteurs qui leur remontent le moral et leur donnent confiance et espoir.

Pendant son séjour en Israël, Imber publia de nombreux poèmes, articles et pièces satiriques et, à partir de l'été 1883, il commença à publier dans la revue Havatzelet et plus tard dans le journal Hatzvi. Il admirer le travail du baron de Rothschild pour le pays mais il le contredira plus tard sur ses rapports avec les pionniers.

En 1885, Imber accompagne le médecin français Paul Vernier en Egypte pour visiter les pyramides. Lors de sa visite en Egypte, Imber souffre d'une hépatite sévère, une infection oculaire bactérienne de la paupière et reste hospitalisé pendant deux mois.

Pendant son séjour en Egypte, il apprend le décès d'Alice Oliphant et retourne en Palestine, tandis que Lawrence Oliphant, qui souffrait d'une grande dépression décide de retourner en Angleterre. En raison du départ d'Oliphant, Imber est resté sans soutien financier et quitte le pays en mars 1887 pour l'Europe.

Après ses pérégrinations et avoir erré à Berlin, Paris, puis en Afrique et à Bombay en Inde, il revient lui aussi à Londres. En 1892, il part finalement pour les États-Unis où il y vécut jusqu'à sa mort.

En 1899 Imber se marie à Denver, avec Amanda Katy, une convertie, déjà divorcée et médecin. Le mariage ne dura que quelques mois pendant lesquels Imber quitta la maison à plusieurs reprises parce que la famille de sa femme ne l'aimait pas, mais ce n'est qu'en 1906 qu'ils furent officiellement divorcés.

Ses poèmes sont recueillis dans diverses éditions. En 1904, il écrit un livre de poèmes en hébreu, Barkai III, qu'il dédie à l'empereur japonais Mochohito.

 

Imber décède le 08 Octobre 1909 à l'âge de 53 ans seulement, d'une maladie rénale, causée par une consommation excessive d'alcool, dans la pauvreté et la misère.

Il est enterré au cimetière du Mt. Zion dans le Queens, à New York. Les funérailles ont été suivies par une grande foule. Dans ses écrits, il a laissé une sorte de testament, une «volonté» dans un poème. Imber a exprimé son désir d'être enterré en Terre d'Israël.

Après la création de l'État d'Israël, un comité public dirigé par le professeur Joseph Klausner a été créé afin de ramener le tombeau d'Imber en Israël. Son cercueil a été rapatrié en Israël par le navire ‘’Tel-Aviv’’ et le 23 avril 1953 il est enterré dans le cimetière du Mont Hamenouhot à Jérusalem dans le carré réservé aux pères de la nation et du sionisme. Ce ne sera qu'à la fin de 1955 qu'une pierre tombale sera érigée sur sa tombe.

 

La chanson d'Imber "Hatikvah", au début du vingtième siècle, un enseignant, Metman Hacohen change certaines parties du texte, un changement idéologique : "Notre terre" devient "Sion et Jérusalem" notamment. Elle a été finalement chantée dans les congrès sionistes à partir 18ème congrès en 1933 et est devenu l'hymne officiel du mouvement sioniste. Le choix de la Tikva comme hymne national ne fut définitivement entériné qu'après un vote de la Knesset en 2004, un vote sans passion…le jour de la mort de Yasser Arafat…

 

 

La rue Naftali Herz Imber à Netanya :

Petite rue de 10 numéros dans le centre-ville a l’approche de l’ancien stade de football qui débute à la Rue Béeri jusqu’à la Rue Zangvill.

Rue très calme et résidentielle, entièrement en renouvellement par de nouvelles constructions d’immeubles à plusieurs étages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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