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Moché Sneh

Activiste dans sa jeunesse en Pologne puis pendant la résistance en Palestine sous le mandat britannique etant chef du quartier général national de la Haganah. Moché Sneh etait un leader, une personnalité publique israélienne et membre à la Knesset, un penseur et un publiciste.

Moché Sneh est né le 6 janvier 1909 à Radzyn en Pologne sous le nom de Moché Kleinbaum. Il a étudié les sciences naturelles, les mathématiques et la médecine à l'Université de Varsovie. Il a obtenu son doctorat en 1935 et travaillé dans ce domaine de 1935 à 1939. Dès son plus jeune âge, il se découvre des talents d’orateur, d'écriture et d'activté publique.

Alors qu'il était étudiant, il a été membre de l'organisation étudiante sioniste Yardinia. Président du Medical Jewish Students Union.

À ce stade de sa vie, il appartient au Parti sioniste général, qui avait un penchant pour le sionisme libéral et commença a persé aux côtés d'Yitzhak Greenbaum.
Sneh a occupé plusieurs postes au sein du parti et de l'Organisation sioniste en Pologne. Il a entre autres été rédacteur politique de l'important journal yiddish en Pologne – "Heint".

Il est devenu rédacteur en chef du journal ''Nowe Słowo'' en 1931. En 1932, il est élu au comité central de la Fédération Sioniste de Pologne et devient un dirigeant des sionistes radicaux. En 1933, il est rédacteur en chef politique du journal ''HaYanet''.

Après l’immigration de Greenbaum en Israël en 1933, Moché Sneh devient le chef des sionistes généraux et le symbole de la résistance du régime autocratique de la Pologne de Jozef Pilsudski, avec une politique de coopération avec les partis de gauche polonais.

Moché Sneh a servi en même temps dans l'armée polonaise comme médecin et a combattu dans ses rangs au début de la Seconde Guerre mondiale, puis capturé par les soviétiques. Etant élevé au grade d’officier, il a été désigné pour être assassiné par le KGB dans le massacre de la foret de Katyn, mais a réussi à s’y échapper et s’est réfugié à Kaunas d’où il immigrera en Palestine en 1940. Ses parents, restés en Pologne, ont péri pendant l'Holocauste.

Dès son arrivé en Palestine Sneh est immédiatement impliqué dans l'activité au sein de la Haganah. En 1941, il est nommé chef du quartier général national (responsable de la défense) de la Haganah, poste qu'il occupera jusqu'en 1946. En 1944, il est nommé membre du Conseil national, un organisme parallèle à la Knesset aujourd'hui.

Ce sont les années les plus turbulentes au cours desquelles le Mouvement de résistance juive a été établi et a opéré, dont sa direction comprenait quatre représentants – deux représentants de la Hagana: Sneh et Yisrael Galili; Un représentant de l'Irgoun: Menahem Begin, et un représentant du Léhi: Natan Yellin Mor. Ce mouvement a fonctionné de 1945 à 1946, en coordonnant la résistance armée contre la domination britannique. Sneh a joué un rôle décisif dans son fonctionnement.

Après la « nuit des ponts », où le mouvement a exploser 11 ponts en même temps dans tout le pays, les Britanniques ont réagi par le « Sabbath noir » le 29 Juin 1946, par une série d'opérations qui a imposé un couvre-feu sur les villes et les kibboutzim, des perquisitions de maisons, et de nombreux dirigeants de la communauté ont été arrêtés.
Sneh ne fut pas attrapé et immédiatement après ce Shabbat noir, Davidka Nimri organisa l'évasion de Sneh du pays par bateau vers la France sous le nez des Britanniques.
À la suite du «sabbat noir», David Ben Gourion ordonna la cessation de la résistance armée contre les Britanniques. Sneh n'accepta pas cette décision et démissionna de son poste de chef du commandement national.

De 1946 à 1947, il réside à Paris en tant que chef diplomatique de l'Agence juive en Europe et chef du Département de l'immigration.

Apparemment, pendant ces années, et avec les conversations qu'il entretenait, Sneh est arrivé à la conclusion radicale que, pour construire et créer un Etat juif, après la Seconde Guerre mondiale, les dirigeants doivent rejoindre le bloc soviétique pour recevoir leur soutien.

Au début de Décembre 1947, suite à une décision de l’agence juive, contraire à son avis, d'empêcher l'arrivée de deux navires immigrants américains en Palestine, sous prétexte qu'ils étaient infestés d’agents soviétiques, il démissionne de ses fonctions et en janvier 1948, fut l'un des fondateurs du parti Mapam a orientation pro-soviétique.

A la création de l’Etat en 1948 jusqu’à 1953, il est nommé rédacteur en chef adjoint du journal du parti Kibbutz Ha'artzi, le « Al Hamishmar »

En 1949, il est élu à la première Knesset au parti travailliste réunie puis réélu en 1951. Il fait partie du groupe qui se sépare du parti en 1953, lors de la fausse accusation contre son envoyé au Procès de Prague qui l'amène à renoncer à son soutien à l'Union soviétique. Sneh a d'abord formé la fraction de la gauche, avant de rejoindre le parti communiste Israël, le Maki en 1954.

Il revient à la Knesset sur la liste de « Maki » lors des élections de 1955, mais a manqué de peu son siège en 1959. Réélu en 1961, Sneh reste au parti Maki alors que la plupart de ses membres et une poignée de Juifs et arabes se sont retirés pour former une nouvelle liste communiste, le « Rakah’ » en 1965.
Par la suite, le maki se dissout et il perd son siège aux élections de 1965, mais revint à nouveau à la Knesset sur la liste du Rakah’ en 1969, restant en poste jusqu'à sa mort.

Son activité parlementaire a été particulièrement marquée par ses compétences rhétoriques et ses discours extraordinaires et doués. Il a été parmi les premiers partisans du droit des Palestiniens à l'autodétermination.

En raison de son soutien à la guerre des Six jours, controversé par l'Union soviétique et les autres parties des pays communistes qui étaient fidèles à eux-mêmes, il a commencé à critiquer l'existence de l'antisémitisme dans le bloc soviétique et l'invasion soviétique de la Tchécoslovaquie.

Moché Sneh est décédée le 1er mars 1972. Dans son testament, il a demandé une cérémonie funèbre avec la citation du Kaddish.

Sneh était marié au Dr Hanna Sneh. Son fils, Ephraïm Sneh, médecin a été parlementaire et ministre de la Santé et des Transports du Parti travailliste avant de quitter la Knesset en 2008 pour former son propre parti, Yisrael Hazaka.

 

La rue Moché Sneh à Netanya :

Rue pavillonnaire dans le quartier sud de Ramat Poleg, très agréable sans trottoirs qui parcourt entre les villas pour se terminer en impasse.

 

 

 

 

 

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