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Moïse Leib Lilienblum

Moïse Leib  Lilienblum est un intellectuel, écrivain et critique de la langue hébraïque. Il a également écrit de nombreux ouvrages en russe et en Yiddish. Il compte parmi les dirigeants du mouvement des ‘’Amants de Sion’’ en Russie, dont il fut le secrétaire général jusqu'à sa mort.

Né le 22 octobre 1843 à Cadan en Lituanie, il était un enfant très érudit.  À l'âge de 13 ans, il organisa un groupe d’étude avec ses amis pour étudiés le «Ein Yaakov», qui comprend une série de commentaires et de légendes du Talmud de Babylone et de Jérusalem. À l'âge de 15 ans, ses parents le mari avec une fille de 13 ans.

Après son mariage, il passe habiter chez ses beaux-parents à Vilkomir. La-bas, peu à peu il commence à découvrir la littérature des Lumières qui critique la religion, en particulier avec Nachman Krochmal. Il entre dans le mouvement de la Haskala allemande, mouvement de pensée juif du XVIIIe et XIXe siècle, fortement influencé par le mouvement des Lumières des philosophes comme Spinoza et Newton. Avec le poète Yehouda-Leib Gordon, il pense à une certaine réforme de la religion.

Pendant un certain temps, il vécut à Kaunas, où il reçut le soutien d'intellectuels de la ville mais, en raison de difficultés pour gagner sa vie, il rentra à Vilkomir, ouvrit une Yeshiva pour les jeunes et y enseigna.

Suite aux pogroms de 1881 commis contre les Juifs en Russie, il adhère corps et âme et devient un des leadeurs des ‘’Amants de Sion’’ et propage l’idée nationaliste. Puis il rejoint le Mouvement sioniste politique de Théodora Herzl, où il intervient activement pour la Terre d'Israël.
Les sionistes, n'entendaient pas se laisser faire, ils combattaient pour une nation juive et celle-ci devait avant tout passer par la primauté d'une langue juive. C'est à cette époque qu’ils élisent la région de Jaffa (Tel Aviv) comme chef-lieu de l'implantation juive.

Avec la création d'une société de soutien juive agricole et des artisans en Syrie et en Palestine, il a exercé les fonctions de secrétaire de cette société jusqu'au jour de son décès. Après le premier congrès sioniste de Bâle en 1897, Lilienblum devint un sioniste ‘’laique’’ et s’opposa au sioniste spirituel d’Ahad Haam.

Moïse Leib  Lilienblum, Yehouda Leib Gordon et son journal ‘’Hamelitz’’ avec des auteurs comme Haïm Nahman Bialik et bien d’autre, tous participent non seulement au renouveau d'une littérature en hébreu, ou en yiddish, les deux en caractères hébraïques en tout cas, mais aussi à l'émergence d'un nationalisme juif, où la langue est au centre.
La floraison de la littérature hébraïque comme yiddish affirme bel et bien des revendications nationalistes juives.

Entre 1872 et 1873, Lilienblum rédige une autobiographie intitulée "Hattat Na'arim" ou "La grande confession de l'un des écrivains hébreux qu’il publie en 1876.

Il décède à Odessa le 12 février 1910. Le nom de Kfar Mal’’al de la région du Sharon, lui rend hommage. (M L L: initiales de Moïse Leib Lilienblum) ainsi que les rues Mal’’al à Jérusalem et Haïfa et la rue Lilienblum à Tel Aviv.
Son fils, le chanteur d'opéra Shlomo Lilienblum, a immigré en Israël en 1925 et s'est installé à Rishon Letzion, où il a épousé Michal Lev Habib (Luvman), fille de Mordechai Haviv.

 

 

 

La rue Lilienblum de Netanya :

Rue en centre-ville, non loin de la station centrale d’autobus. Elle est en sens unique du Boulevard Benjamin (Rothschild) à la Rue Petah Tikva.

Quelque vielles habitations et commerces  s’y trouvent depuis longue date comme la quincaillerie de la famille Harari très connue, dont l’un des frères propriétaire, Dov a était est tombé au combat lors d'une attaque dans le nord du pays le 03/08/ 2010 alors qu’il était commandant en millouyim a l’âge de 45 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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