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Miryam Feirberg pour un nouveau mandat

Pour la première fois, grâce à une nouvelle loi adoptée à la Knesset, plus de 3,6 millions d’Israéliens ont pu profiter d’un jour de congé pour exercer leurs droits démocratiques d’aller voter pour leurs représentants locaux, soit environ 56% de votants dans les 251 villes et conseils régionaux où les citoyens ont voté partout dans le pays. Un changement qui a été décidé pour sortir les électeurs de l’indifférence traditionnelle qu’ils nourrissent à l’égard des scrutins municipaux.

Le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri a toutefois salué la réussite de la toute première mise en œuvre de cette réforme, affirmant qu’il était « fier du plus important scrutin jamais organisé dans l’histoire d’Israël » alors que cette journée devrait coûter presque deux milliards de shekels à l’économie.

Le taux de participation aux élections de cette année a donc été supérieur de 10% à celui des dernières élections locales. À Tel-Aviv, il a été de 63 % et 45% à Haïfa, alors qu’il n’a été que de 38 % à Netanya et de 35 % à Jérusalem.

Le ministère de l’Intérieur travaille au décompte final des voix mais il est déjà évident qu’aux côtés des maires chevronnés qui ont conservé leur place,  dans plusieurs villes un second tour aura lieu.

La maire de la ville côtière de Netanya, Miryam Feirberg-Ikar, en quête d’un cinquième mandat après 20 ans en exercice, l’a emporté avec 48 % des voix des voix face à Yoni Chetboun qui a obtenu 28%. Pour rappel, lors des dernières élections de 2013, elle avait gagné avec près de 73%. Une grande émotion d’être réélue pour un 5 éme mandat mais avec une amertume d’avoir perdu de nombreux électeurs. La maire a expliqué qu’ «il y avait beaucoup plus de candidats face à elle cette fois-ci».

Le taux de participation a été aussi beaucoup plus bas qu'il y a 5 ans. Seulement 83,080 votants pour la ville de Netanya. Les résultats pour le Conseil Municipal n'est pas encore définitif, on sait malgré tout que l'équipe de « Netanya Une » de Miryam Feirberg arrive en tête avec seulement 20%  des suffrages, elle obtiendra probablement 6 sièges sur les 27 à pourvoir.

La maire devra donc composer avec un conseil municipal beaucoup moins favorable, même s'il restera forcément majoritaire. Nous aurons 3 représentants francophones avec Avi Slama, Liora Levy et Yoni Chetboun pour défendre les intérêts des Olim Hadachim francophones dans la ville. Raphael Amzalleg et David Allouche bien que n’étant pas rentrés au conseil, auront des responsabilités dans les différentes commissions.

Voici les derniers résultats pour le conseil de la maire :

 

 

Au niveau national, les résultats sont plus qu’encourageants pour le mouvement francophone Aleinou : d’une situation de quasiment aucun élu aux mairies  dans les années précédentes, il y aujourd’hui au moins 9 élus + 5 autres aux portes (en rotation) des conseils.
Il est important de comprendre aussi, au regard de certaines réserves exprimées par quelques observateurs, que cette révolution va bien au-delà des chiffres, le groupe de bénévoles totalement indépendant qu’est Aleinou a réussi sans presqu’aucun financement à mettre les francophones au cœur de la carte politique israélienne. Jamais dans l’histoire d’Israël, il n’y a eu un si grand intérêt de la part des dirigeants politiques et des médias pour le public francophone et jamais les francophones ne s’étaient autant engagés politiquement.
C’est la grande victoire d’Aleinou et de tous ceux qui se sont engagés, et qui ouvre des perspectives pour la suite avec, notamment, l’échéance législative en vue.

Aleinou, ce n’est qu’un début, l’histoire continue…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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