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Les femmes ronflent aussi

D’après une étude israélienne, les femmes ronflent autant que les hommes. Cependant, elles l’admettraient moins facilement… ce qui pourrait leur porter préjudice, le ronflement pouvant être un signe d’apnée du sommeil.

Selon une étude israélienne, menée par le professeur Nimrod Maimon, pneumologue à l’université Ben Gourion du Néguev, et reprise par de nombreux médias étrangers, les femmes ronfleraient autant que les hommes. Publiée en mars 2019 dans le Journal of Clinical Sleep Medicine, l’étude s’est intéressée aux ronflements de 1,913 hommes et femmes âgés en moyenne de 49 ans.

Les résultats ont montré qu’hommes et femmes étaient égaux face au phénomène : tous ronflaient autant, à une intensité de 50 décibels de moyenne, soit un peu moins que le bruit d’un sèche-cheveux.

Cependant, dans un sondage à la question « Pensez-vous que vous ronflez ? », les femmes ont davantage répondu négativement que leurs homologues masculins. Sur les 28 % de femmes qui ont affirmé ne pas ronfler, environ la moitié se trompait.

En général, il n’est pas grave de ronfler, sauf pour les oreilles de son ou sa partenaire. Ce phénomène est d’ailleurs physiologique: les ronflements occasionnels sont dus au relâchement normal des muscles pendant la nuit. L’étude rappelle que le ronflement est en général anodin. Néanmoins, quand il s’agit d’un ronflement fort et fréquent, il peut aussi s’agir d’un signe d’apnée du sommeil. Le syndrome, qui consiste en de fréquentes et longues interruptions de la respiration, peut être potentiellement dangereux.

Ce syndrome se manifeste par des interruptions répétées de la respiration de plusieurs dizaines de secondes durant le sommeil. Pour être précis, on parle d’apnée du sommeil lorsque plus de cinq arrêts respiratoires de plus de 10 secondes se manifestent par heure de sommeil. En pratique, il est provoqué par un relâchement des muscles des parois de l’appareil respiratoire en position horizontale, qui entraîne en général un ronflement et entrave le passage de l’air.

Parce qu’il provoque des « micros réveils » – mécanisme réflexe et inconscient qui permet de rétablir une respiration normale en rouvrant les voies aériennes -, ce syndrome diminue drastiquement la qualité du sommeil. Mais ce n’est pas tout. En perturbant la respiration, il impacte le cœur et peut, à terme, augmenter le risque d’arrêt cardiaque et d’accident vasculaire cérébral. Ne pas savoir que l’on ronfle en dormant, ou refuser de l’accepter est donc problématique.

Selon les chercheurs israéliens, étant donné que les femmes n’ont pas toutes consciences de leurs ronflements, elles auraient tendance à moins consulter pour le symptôme d’apnée du sommeil, qui se soigne.

Les scientifiques rappellent néanmoins que l’apnée du sommeil se base sur d’autres symptômes que le ronflement, tels que la fatigue accrue durant la journée, la dépression, la douleur chronique et les maux de tête. Alors n'hésitez pas à consulter un médecin si vous avez des symptômes. Des traitements efficaces existent. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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