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Léah Goldberg

Léah Goldberg est une femme de lettres prolifique écrivant en hébreu ; poétesse, auteure de livres en prose pour les enfants comme pour les adultes, dramaturge, traductrice et spécialiste de littérature. Léah Goldberg est un classique de la littérature israélienne.

Léah Goldberg, née le 29 mai 1911 à Königsberg, à l'époque en Prusse-Orientale (Allemagne), indique deux lieux de naissance différents : en 1956, dans une biographie manuscrite, elle écrit qu'elle est née à Königsberg, mais en remplissant sa fiche d'inscription pour l'Association des auteurs israéliens en 1964, elle mentionne comme lieu de naissance Kaunas en Lituanie.

Elle est issue d'une famille juive originaire de Lituanie et étudie aux universités de Kaunas (Lituanie), de Berlin et de Bonn, où elle se spécialise en philosophie et en langues sémitiques. Elle est titulaire d'un doctorat en langues sémitiques de l'Université de Bonn. Sa thèse, soutenue en 1933, portait sur le dialecte samaritain.

Après ses études, elle retourne en Lituanie où elle enseigne la littérature au Gymnasium (lycée) hébraïque de Raseiniai. Elle est membre du groupe d'écrivains Patah.

Elle émigre en Palestine mandataire en 1935 où elle adhère au groupe Yahdav des poètes Abraham Shlonsky et Nathan Alterman. La même année, elle publie son premier recueil de poésies intitulé Anneaux de fumée.

L'année suivante, sa mère émigre à son tour et toutes les deux s'installent à Tel Aviv, au numéro 15 de la rue Arnon.

Léah Goldberg travaille comme conseillère littéraire pour Habima, le théâtre national, et comme éditrice pour la maison d'édition Sifriat HaPoalim («Bibliothèque des travailleurs»). En 1940, elle publie son deuxième recueil, Le spic à l'œil vert.

En 1954, elle est nommée chargée de cours en littérature à l'Université hébraïque de Jérusalem. À partir de 1963, elle dirige le département de littérature comparée.

Parlant sept langues, elle a traduit de nombreux ouvrages en hébreu, principalement du russe et de l'italien.

Goldberg a un style littéraire moderniste qui superficiellement peut sembler facile. Bien qu'elle choisisse parfois d'écrire des poèmes non rimés, plus particulièrement dans sa dernière période, elle attache toujours une grande importance au rythme; de plus, dans ses premiers poèmes ou elle adopte des combinaisons de rimes complexes. Elle utilise parfois le style très élaboré du sonnet à treize vers.

Dans sa poésie, elle aborde les thèmes de la solitude et de la rupture de relations, avec des intonations tragiques que certains attribuent à sa propre solitude. Son travail est profondément ancré dans la culture occidentale, par exemple son « Odyssée », et dans la culture juive. Certains de ses poèmes les plus connus ont pour sujet la nature et la nostalgie des paysages de son pays natal. Lorsqu'elle écrit le poème «Parmi les poèmes de la terre que j'ai aimée», la patrie dont elle parle n'est pas Israël comme on pourrait le croire, mais l'Europe Orientale.

Elle écrit aussi des livres pour enfants qui sont devenus des classiques de la littérature hébraïque pour enfants.

Léah Goldberg a reçu le «Prix Ruppin» (1949) et le «Prix Israël de littérature» (1970).

 

Au cours de l'hiver 1970, 15 janvier,  elle décède d'un cancer à l'âge de 59 ans. Elle est enterrée à Jérusalem dans le cimetière de Har Hamenouhot.

La banque centrale d’Israël a diffuser dernièrement un nouveau billet de 100 Shekel ou son visage y figure.

 

La rue Léah Goldberg à Netanya :

Petite rue pavillonnaire dans le quartier résidentiel de Néot Hertzel. Débute a la rue Yitshak Ha-Napah jusqu’à la rue Atanahim.

Une école primaire dans le quartier de Kiryat Asharon est également à son nom.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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