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Le mois de Tamouz

Le mois de Tamouz est le dixième mois à partir de Tichri dans le calendrier hébraïque , et le quatrième dans l’ordre de la Torah.

Les noms de tous les mois du calendrier hébraïque viennent de Babylone. Le peuple juif adopta ces noms lors de son exil de 70 ans dans ce pays. Pourtant, d’entre tous ces noms babyloniens, celui de Tamouz sort du lot, c’était le nom d’une divinité babylonienne à laquelle était voué un culte idolâtre.

Le signe du zodiaque sous lequel il est placé est celui du «Cancer», du latin signifiant «crabe». 

Diverses interprétations ont été proposées à propos de ce lien:

  • L’une des caractéristiques du crabe est qu’il se déplace de côté. De la même façon, les enfants d’Israël, au lieu de se diriger vers Hachem le 17 tamouz, s’en sont détournés.
  • On a également rapproché le crabe, qui vit dans l’eau, de Moïse qui a été sauvé des eaux en Tamouz.

Le nom de ce mois, n’apparaît qu’une seule fois dans la Bible, mais il y est connu à plusieurs reprises (Jérémie 39, 2 ; 52, 10 ; Zacharie 8, 19) sous le nom de «quatrième mois».

Nul autre que Maïmonide nous apporte l’histoire du Tamouz. À l’origine, Tamouz était un faux prophète de l’ancienne Mésopotamie qui fut torturé à mort par un roi. Après sa mort, ses disciples concoctèrent une histoire selon laquelle, la nuit où il mourut, tous les dieux vinrent le couronner, puis s’envolèrent le lendemain matin. L’histoire devint une pièce de théâtre, Tamouz jouant le rôle du héros tragique. Cette pièce était si populaires que le prophète Ézéchiel nous dit que, même à l’époque du Temple, elle était régulièrement jouée à Jérusalem, et les femmes de Jérusalem assistaient à la représentation et pleuraient.

Rachi explique que Tamouz est le nom du premier des mois d’été car, en araméen, Tamouz signifie littéralement «chaleur».

Même si aujourd’hui le Tamouz comme forme d’idolâtrie est un conte oublié depuis longtemps, les sentiments de pitié et de tragédie qu’il nourrissait sont tout aussi omniprésents qu’ils l’étaient il y a 2.500 ans. Tout d’abord, il est facile de voir en le Tamouz le précurseur de la tragédie grecque, qui demeure hautement considérée dans la culture occidentale et est une partie intégrante d’une éducation progressiste.

Il nous faut mentionner que, dans la Kabbale, chacun des douze mois de l’année est associé à un sens particulier ou une faculté psychologique donnée. Le mois de Tamouz est associé à la vue. Cela signifie que le mois de Tamouz est le meilleur mois de l’année pour apprendre à exercer notre vision de la manière la plus positive possible.

Une vision rectifiée implique à la fois de se retenir de voir ce qui est négatif (une capacité que la Kabbale associe à notre œil gauche) et de s’entraîner à voir les choses sous un angle positif (ce qui est associé à notre œil droit). En substance, les deux aspects sont inclus dans l’œil droit, ce qui signifie que nous devrions chercher à voir uniquement les points positifs chez les autres.

Bien que son origine ne soit pas hébraïque, les lettres qui forment le mot tamouz sont présentées par certains comme les initiales – dans le désordre – de זמני תשובה ממשמשים ובאים (zemanei techouva memachmechim ou-baïm – « les jours du repentir sont imminents »), afin de marquer qu’avec ce mois commence le quatrième quart de l’année avant Roch hachana.

  • C’est en tamouz qu’ont été brisées les Tables de la loi
  • C’est en tamouz que l’on cessa, pendant le siège de Jérusalem, d’apporter le sacrifice quotidien,
  • C’est en tamouz qu’un chef militaire romain appelé Apostamos brûla un rouleau de la Torah,
  • Et c’est en ce même mois que ce même Apostamos érigea une idole sur le site où s’était élevé le deuxième Temple de Jérusalem.​

Il ne fait certes aucun doute que nous – le peuple juif – avons connu des difficultés et des souffrances terribles tout au long de notre histoire ; plus, peut-être, que les autres nations. Mais l’histoire juive est tout sauf tragique.

C’est l’histoire de l’espoir, de la foi et de la droiture face à des despotes et des cultes primitivement immoraux, dont la plupart ont disparu de ce monde. L’histoire juive est l’anti-tragédie ultime. C’est l’histoire de la quête de l’humanité de la possibilité de sanctifier notre existence corporelle ici-bas.

Puisse ce mois de Tamouz être le mois dans lequel nous nous engageons à voir le monde comme l’ont fait tous nos saints maîtres. En transformant notre vision, nous mériterons de voir D.ieu inaugurer l’ère de la véritable et complète rédemption.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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