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Le mois de Chevat

Le mois de Chevat est le 5eme mois de l’année ecclésiastique et le 11eme mois de l’année civile du calendrier hébraique. C’est un mois hivernal de 30 jours, qui correspond généralement à janvier, parfois à février dans le calendrier grégorien.

Après la rigueur du mois de Tevet, renaît l’espoir. Bien que ce mois soit connu par la célébration du «Nouvel An des Arbres»,Tou bichvat les énergies, qui sont disponibles dans cette période, ont le but de renforcer et de raffiner l’être humain.

Le mot chevat en hébreu veut dire bâton ou verge. Un bâton peut être utilisé comme un symbole de pouvoir ou comme une canne afin de s’y appuyer. Il est au service d’un maître. C’est le thème qui est sous-jacent à ce mois.

Le quinzième jour de Chevat correspond donc au «nouvel an des arbres», selon l’école d’Hillel ; Selon celle de Chamaï, il a lieu le 1er Chevat.

Le « nouvel an des arbres » est le jour à partir duquel on compte la nouvelle année pour les fruits des arbres en ce qui concerne les mitsvot de ma'asser («dîme» ; les fruits qui fleurissent après cette date ne peuvent pas être pris en tant que dîme en même temps que ceux qui avaient déjà fleuri) et d’orla (les fruits d’un arbre de moins de trois ans sont appelés orla ; il est défendu de les consommer).

Tou BiChevat se célèbre en mangeant des fruits, en particulier les sept espèces avec lesquelles la Terre d’Israël a été bénie.

Le symbole astrologique (mazal) du mois de Chevat, le cinquième mois de l’année juive, est le seau, qui correspond au signe du Verseau. Un seau n’est qu’un récipient ordinaire, destiné à contenir de l’eau, mais l’eau, dans le judaïsme, est doté d’une très forte connotation spirituelle. C’est, avec la terre, l’air et le feu, l’un des « quatre éléments »

L’eau permet la vie. En hébreu, le mot qui signifie la matérialité est « gashmi », qui signifie littéralement « pluvieux ». L’eau s’écoule naturellement vers le bas. En raison de ces deux facteurs, la Torah est considérée comme le complément spirituel de l’eau. Elle nous donne la vie au sens le plus fondamental. C’est à partir de ses enseignements que les concepts moraux essentiels (l’intégrité, le dépassement de soi, la justice) sont devenus la base du lexique moral universellement admis.

De par sa nature fluide, l’eau est insaisissable à moins que nous n’ayons le moyen de la transporter là où elle est nécessaire. Nous disposons, de nos jours, de réservoirs, de tuyauteries et de réseaux d’irrigation sophistiqués. Si nous oublions un instant toute cette technologie à laquelle nous sommes maintenant habitués, nous voyons que le récipient le plus élémentaire permettant de transporter l’eau est le seau.

La mission du peuple juif est d’agir comme un récipient permettant à la spiritualité de « l’eau » de se déverser, rendant ainsi les enseignements de la Torah accessibles au monde entier, grâce à l’exemple et à l’étude. Pour cela, il faut nous emplir constamment de la force vitale de la Torah et l’exprimer dans les actes de notre vie quotidienne.

Le livre de Devarim (Deutéronôme), qui est le dernier livre de la Torah et qui la clôt, prépare les hébreux pour entrer en terre promise, a commencé à être écrit par Moshé le 1er Chevat. Dans ce livre, Moshé – inspiré par la Shechinah (le souffle divin) – révise les enseignements principaux de la Torah et montre les fautes à ne pas commettre à nouveau. Devarim rehausse la valeur de la Torah Orale.

L’homme est co-créateur de l’univers et Rosh Hodesh Shevat est comparé à Shavouot, une fois que, de la même manière que nous avons reçu la Torah de l’Éternel le 6 Sivan, nous commençons à recevoir, en ce jour, la Torah dans la perspective de Moshé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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