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Le mois de Adar

Le mot Adar, douzième mois du calendrier juif, est apparenté au terme hébraïque qui signifie «force». Adar est le mois de la chance pour le peuple juif et est placé sous d'heureux auspices. Nos Sages ont déclaré : «Celui qui fête l'entrée du mois de Adar, se rempli de joie». La particularité de ce mois est qu'il est le mois de la naissance (le 7 Adar) du Libérateur du peuple juif : Moché Rabbénou. Cette heureuse conjoncture a en effet été à la source du miracle de Pourim (selon le commentaire de nos Sages à propos du funeste décret d'Haman qui devait tomber au mois d'Adar), et du miracle de Pessa'h (marquant la sortie d'Égypte, par l'intermédiaire de Moïse).

Tous les deux ou trois ans, comme cette année, un treizième mois est rajouté au calendrier hébraïque. Dans ce cas, l'année comporte deux mois d'Adar : Adar I et Adar II. Lorsque l'année comporte deux mois d'Adar (année dite embolismique), certains décisionnaires pensent que la joie ne débute qu'à partir du deuxième mois (Adar II), pendant lequel est célébrée la fête de Pourim. Cependant, en accord avec ce qui a été exposé précédemment, d'autres pensent qu'il y a lieu d'augmenter la joie dès le premier (Adar I). En effet, dans un tel cas, la célébration de la naissance et décès de Moise, le 7 Adar est fixée (selon la majorité des opinions) au premier mois.

Ce mois étant favorable au peuple juif, il est conseillé à celui qui doit comparaître devant un tribunal pour un litige qui l'oppose à un non-Juif, de le faire pendant le mois d'Adar. Pour cette même raison, on a coutume de célébrer les mariages pendant tout le mois d'Adar, et non pas (comme dans le cas de la plupart des autres mois hébraïques) seulement pendant la première partie du mois, lorsque la lune, symbole du peuple juif, est en phase ascendante. Cette permission peut être étendue aux deux mois d'Adar, le cas échéant.

Un enfant né en Adar d'une année «simple», et que l'année de sa majorité est une année embolismique, il ne deviendra Bar Mitsva (ou Bat Mitsva) que le jour de sa date anniversaire en Adar II (qui est reconnu comme le « véritable » Adar et pendant lequel la fête de Pourim est célébrée).

 

Le jour anniversaire du décès d'un parent est appelé communément yahrtseit. Il doit être observé à l'anniversaire du décès, et non pas à celui de l'inhumation. Cette commémoration se fait généralement en observant un jour de jeûne (lorsque cela est permis), et en récitant le Kadich ce jour-là. Lorsque le décès est survenu en Adar d'une année «simple», la date du yahrtseit, lors d'une année embolismique, fait l'objet d'une controverse.

  • Chez les Séfaradim, le yahrtseit est observé en Adar II à la date anniversaire (tout comme dans le cas d'une Bar Mitsva).
  • Chez les Achkénazim (et ‘Habad), le yahrtseit est observé en Adar I.

Selon eux, il convient dans ce cas de devancer la commémoration dès le premiers mois, alors que, pour un Bar Mitsva, il est nécessaire d'attendre Adar II pour que l'année soit complétée et qu'il ait atteint sa majorité.

Chez ces derniers, les Achkénazim cependant, certains ont coutume d'observer les deux dates (en Adar I et Adar II) pour réciter le Kadich (et jeûner).

Dans de nombreuses communautés en Israël, le 7 Adar a été choisi par la 'Hévra Kadicha  pour son assemblée générale annuelle car il ne tombe jamais un Chabate. On organise un banquet, on désigne le nouveau comité, bref c'est la fête annuelle de cette association, dont tout le monde connaît le rôle exceptionnel dans la vie de la Communauté.

 

Le signe du zodiaque du mois de Adar est celui des Poissons. C'est un signe de bénédiction (Mazal Chèl Bérakha). Ya’akov notre ancêtre, en bénissant les fils de Yossèf a dit (Gen. 48, 16): Qu'ils se multiplient et fructifient à l'image des poissons ! Les poissons sont des créatures de la mer, qui, selon la Kabbale, sont un symbole de la «réalité cachée». De même, les âmes d’Israël sont comparées aux poissons qui nagent dans les eaux de la Torah. De même que ceux-ci ne peuvent vivre que dans l'eau qui est leur élément naturel, de même Israël ne peut subsister que par la Tora qui est comparée à l'eau dans de nombreux passages prophétiques! 

La véritable identité et chance d’Israël est invisible dans ce monde. Comme pour la révélation de Pourim, de la véritable identité d’Israël, reflète la révélation du Monde Futur. Le miracle de Pourim est censé refléter dans ce monde l’ultime miracle: la résurrection dans le Monde Futur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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