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Le KKL offre des bourses

Le Fonds national juif offre des bourses pour les jeunes olim défavorisés destiné à soutenir les étudiants de France venus faire leurs études en Israël. Bien que les études des jeunes immigrés en Israël soient subventionnées par l’Etat.

Le KKL ce n’est pas que les arbres, l’eau, et l’environnement, avance Fino Edry, le directeur du KKL France en expliquant que « depuis une dizaine d’années, à la demande de la population défavorisée israélienne, le KKL s’est investi pour les étudiants, les soldats sans famille en Israël, la jeunesse en difficulté, surtout dans la périphérie en Galilée et dans le Néguev ».

Aujourd’hui, et chaque année, 130 bourses de 8,500 shekels par an pendant 3 ans sont délivrées à des étudiants en difficulté fraîchement arrivés en Israël par le Fonds national juif (KKL en hébreu) qui était initialement le fonds central du mouvement sioniste. Il gère aujourd’hui des centaines de milliers d’hectares de terres en Israël, rachetées dès sa création en 1901 aux propriétaires locaux de la Palestine mandataire.

 

 

« On a fait un constat, c’est qu’un étudiant olé hadash ne peut subvenir à ses besoins. Si les parents ne sont pas derrière, ce n’est pas possible, » continue Edry. Bien que le ministère de l’intégration paye par le Minal Astudendim la majeure partie des études des nouveaux immigrés, la bourse du KKL vient pour combler les dépenses des étudiants qui doivent travailler pour subvenir à leurs besoins de tous les jours.

Conséquence : « la majorité des étudiants ayant eu leur bac en France n’est pas venue en Israël ». Ils sont partis aux Etats Unis où sont restés en France où les études sont gratuites. Nous allons les encourager à venir en Israël avec ces bourses, » assure le directeur du KKL France.

Les fonds de cette aide qui s’adresse en priorité aux étudiants de France proviennent d’un leg fait au KKL par la famille Saiovici, explique Ytzhak Mopsik, directeur du département des legs et testaments à Jérusalem. « Nous avons des fonds pour environ 10 ans, » assure-t-il.

Edy Saiovici, né à Buccarest en Roumanie en 1933 est disparu le 7 avril 2013 à Paris, était un passionné de théâtre. Administrateur du Lucernaire, journaliste, éditeur, gestionnaire d’un cinéma d’art et d’essai, Edy Saiovici est devenu directeur du théâtre Tristan Bernard en 1986 er de la Pépinière Opéra en 1998.

À l’aube de ses 70 ans, il décide de prendre des dispositions testamentaires au profit du KKL. En effet, cette institution a bercé sa plus tendre enfance par le biais de « la boîte bleue », toujours présente chez ses parents. Après son décès, ses biens reviennent bien sûr à sa femme Mireille qui décèdera un an plus tard. Mireille n’était pas d’origine juive mais a respecté la volonté de son défunt mari, en désignant le KKL bénéficiaire notamment de leur assurance-vie. D’un commun accord, leur volonté était que le montant de leur succession soit affecté à la création d’un fonds de bourses.

C’est donc ainsi que « Le fonds Edy et Mireille Saiovici » est créé à Jérusalem par le KKL, à leur mémoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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