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Le kaddich

Le kaddich « sanctification » est l'une des pièces centrales de la liturgie juive. Il a pour thème la glorification et sanctification du Nom divin, en référence à l'une des visions eschatologiques d'Ézéchiel constituée de passages de la Bible. On y trouve des extraits des psaumes, des livres de Daniel et de Job.

Plusieurs versions en existent dans la liturgie, la plus connue étant celle des endeuillés, bien que le Kaddish ne comporte aucune allusion aux morts ni à leur résurrection.

Il n'y a pas dans la lecture du Texte selon le sens simple (peshat) de trace explicite d'une prescription de réciter le kaddish dans la Bible hébraïque. Cependant, certains rabbins y voient une allusion dans le verset « […] afin que je sois sanctifié au milieu des enfants d'Israël ». Le Kaddish est mentionné à plusieurs reprises dans des récits talmudiques.

Ces récits suggèrent l'ancienneté de la récitation du Kaddish, Rabbi Yossi le Galiléen, étant un contemporain de la destruction du second Temple de Jérusalem. Cette prière se dit à l'époque en hébreu, et se fait dans les maisons de prière et d'étude qu’en présence d’un minyan (quorum de dix personnes).

Dans la seconde aggada, postérieure à la destruction du Temple, le kaddish se dit en araméen, et est crédité d'une importance capitale pour la survie (spirituelle) du monde depuis la destruction du Second Temple. Non seulement console-t-il Dieu, « endeuillé » de la chute de Jérusalem et la Judée, mais c'est sur lui que repose l'espoir et la croyance en Dieu, prononcé collectivement et dans un esprit de sainteté, afin d'amener la réalisation de la prophétie d'Ezéchiel.

 

Le Kaddish DéRabbanan 

Selon la littérature juive, Le Kaddish était originellement récité non par les endeuillés, mais les rabbins lorsqu'ils finissaient leur sermon, les après-midi de Shabbat, et plus tard, lorsqu'ils finissaient l'étude d'une section de midrash ou d'aggada. Cette pratique se développa en Babylonie, où la plupart des gens ne comprenaient que l'Araméen, et où les sermons se donnaient en Araméen, de sorte que le Kaddish se disait dans la langue vernaculaire, et qu'il est toujours dit en Araméen de nos jours.

Ce Kaddish DeRabbanan est encore dit après avoir étudié un midrash, une aggada, ou après les avoir lu comme part intégrante de l'office. Il diffère du Kaddish habituel, car incluant une prière pour les rabbins, savants, érudits, et leurs disciples.

Bien que tout le monde puisse réciter ce Kaddish, il est devenu coutume pour les endeuillés de réciter le Kaddish DeRabbanan en plus du Kaddish des endeuillés.

 

Le Kaddish des endeuillés.

Le kaddish le plus connu est le "kaddish des Endeuillés", récité lors de tous les offices de prière, ainsi que lors des funérailles et des cérémonies de commémoration.

Notre tradition enseigne que, après la mort, l’âme s’élève et est jugée selon les actes qui furent les siens de son vivant dans le monde matériel. Tout ce qui a été accompli par cette âme, le positif et le négatif, est attentivement examiné. Or, une des choses les plus considérables que l’on peut laisser derrière soi, est une famille à qui l’on a transmis le désir de servir D.ieu, même en temps de détresse.

Si la tradition (Midrash Tan'houma sur la Parashat Noa'h) en fait remonter l'usage à Rabbi Akiva, qui aurait sauvé un collecteur d'impôts décédé des tourments de la Géhenne en enseignant le Kaddish au fils de celui-ci, selon la literrature juive, "la première mention d'endeuillés récitant le Kaddish à la fin des offices, est un ouvrage de Halakha du XIIIe siècle, le Or Zaroua. Le kaddish à la fin de l'office en est venu à être automatiquement désigné Kaddish Yatom ou Avelim ("Kaddish de l'orphelin" ou "des endeuillés")."

Le Kaddish Yatom n'est donc pas une prière pour les morts, mais une prière pour Dieu. Sa thématique de consolation, déjà abordée, se rapporte ici tant à Dieu qu'à l'endeuillé.

 

 

Les coutumes de récitation varient fortement selon les communautés. Dans la plupart des synagogues ashkénazes, particulièrement les synagogues orthodoxes, tout le monde se lève. Dans les synagogues séfarades, seuls les endeuillés se lèvent et chantent, tandis que la congrégation répond assise.

Le Kaddish des endeuillés, du rabbin et le Kaddish complet terminent tous avec une supplique pour la paix, rédigée en Hébreu et tirée de la Bible. « ossé chalom bimromam, hou yaassé chalom alénou vé al kol Israël…. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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