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Le compte du Omer

Le «Omer» était une mesure d'orge qui était offerte au Temple le lendemain du premier jour de Pessah'. A partir de ce jour – en fait de la veille au soir, marquant le début de la journée d'après la Torah – c’est une Mitsva de la Torah de compter les quarante-neuf jours que l'on appelle dès lors «les jours du Omer» ou «le compte du Omer».

Avec la mitsva de compter les 49 jours, appelée en hébreu la Sefirat HaOmer, la Torah nous invite à un voyage dans la psyché humaine, à une odyssée dans l’âme. Il existe sept attributs émotionnels primordiaux qui définissent le spectre de l’expérience humaine. À l’origine de toute forme d’esclavage se trouve une distorsion de ces émotions. Chacune des sept semaines entre Pessa’h et Chavouot est consacrée à analyser et à raffiner l’une d’entre elles.

Les sept attributs émotionnels sont :

  • ’Hessed : Bienveillance, 1ère semaine
  • Guevoura : Justice et rigueur-discipline, 2ème semaine
  • Tiféret : Harmonie, compassion, 3ème  semaine
  • Netsa’h : Constance, 4ème semaine
  • Hod : Humilité, 5ème semaine
  • Yessod : Attachement, 6ème semaine
  • Malkhout : Souveraineté, leadership, 7ème semaine

Les sept semaines, qui représentent ces attributs émotionnels, se subdivisent chacune en sept jours pour donner les 49 jours du compte. Dans la mesure où une émotion dans son plein exercice est multidimensionnelle, elle inclut en elle un mélange de tous les sept attributs. C'est pourquoi, nous comptons chaque jour l'une des sept déclinaisons de l'attribut de la semaine, qui nous invite chaque fois à une méditation originale.

Au terme de cette période, nous célébrons le 50ème jour : Matane Torah, le don de la Torah. Après avoir réalisé tous les efforts possibles de notre propre initiative, parcourant et raffinant chaque recoin émotionnel de notre psyché, nous recevons un cadeau (« matane » en hébreu) d'En haut. Nous recevons ce que nous n’aurions pu obtenir avec nos seules ressources limitées. Nous nous voyons offrir la véritable liberté : la possibilité de transcender nos limites humaines et de toucher au divin.

 

Les coutumes spécifiques à la période du Omer

Hommes et femmes ont l’habitude de ne pas entreprendre de «travaux» (tels que ceux interdits à ‘Hol Hamoëd) depuis le coucher du soleil jusqu’à ce qu’ils aient compté le Omer.

Nous compterons donc à partir du second soir de Pessah' jusqu’à la veille de Chavouot.

Si l’on n’a pas compté de suite après la prière du soir (Arvit), on peut encore compter durant la nuit jusqu’à l’aube. Si on ne s’en souvient que pendant la journée, on peut compter, mais sans réciter la bénédiction. Et le soir suivant, on continue de compter avec la bénédiction. Si on a oublié toute une journée, on devra dorénavant compter chaque soir sans la bénédiction.

On ne célèbre pas de mariage et on ne se coupe pas les cheveux, en souvenir de l’épidémie qui décima les 24.000 élèves de Rabbi Akiba à cette époque du Omer. Les Séfaradim respectent ces lois de deuil jusqu’au 19 Iyar, le jour de Lag Baomer; les Ashkenazim depuis le 1er Iyar jusqu’au 3 Sivan au matin, hormis la journée de Lag Baomer. Mais de nos jours les Ashkenazim commencent aussi egalement au lendemain de Pesssah'.

La coutume du Ari Z"al, veut qu’on ne prononce pas la bénédiction de Chéhé’héyanou (sur un fruit nouveau par exemple) durant toute la période du Omer, sauf le Chabbat, et qu’on ne se coupe pas les cheveux jusqu’à la veille de Chavouot.

Un garçon qui aura trois ans après Pessa’h, fêtera sa première coupe de cheveux à Lag Baomer et celui qui aura trois ans après Lag Baomer la fêtera la veille de Chavouot.

Les hommes (sionistes) se rasent le jour de Yom Haatsmaout le 5 Iyar et le 29 Iyar le Yom Yeroushalaim.

Il n’y aucune restriction sur les promenades ou les séances de piscine et baignades.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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