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La réforme « historique » de l’IEC approuvée

Le conseil d’administration d’Israël Electric Corp. (IEC), le fournisseur d’électricité du pays, a approuvé ce qui a été salué comme une réforme « historique ».  Cette réforme vise à accroître la concurrence sur le marché local de l'électricité et à créer une entreprise plus simple et efficace.

La réforme débutée depuis des décennies, prévoit que la compagnie d’électricité supprimera quelque 1,800 employés au cours des huit prochaines années, tandis que d’autres seront transférés à d’autres fonctions au sein des nouvelles sociétés d’État qui seront créées dans le cadre de la réforme.

De plus, au cours des cinq prochaines années, Israël Electric Corp vendra plusieurs centrales électriques au gaz – Eshkol, Reading, Alon Tavor, Ramat Hovav et la partie est du site de Hagit – afin d’accroître la concurrence de l’approvisionnement en électricité.

La société va également construire deux nouvelles turbines à gaz à cycle combiné fonctionnant au gaz naturel.

Dans le cadre de la réforme, le conseil d’administration de Israël Electric Corp établira un modèle financier avec des objectifs dont la gestion de la mise en œuvre sera surveillée.

Le cabinet devra approuver la réforme, estimée à environ 7 milliards de Shekel (2 milliards de dollars) sur 10 ans.

« La réforme du secteur de l’électricité est un pivot historique pour chaque famille et entreprise qui bénéficiera désormais d’une compagnie d’électricité plus forte, plus stable et plus compétitive », a déclaré le PDG de Israël Electric Corp, Ofer Bloch. Ce changement aidera à réduire la dette de l’entreprise et augmenter sa stabilité financière, a-t-il dit.

La réforme a duré des décennies, car elle a été retardée par les revendications syndicales concernant le sort des employés. Elle vise à briser le quasi-monopole de la compagnie d’électricité sur la production et l’approvisionnement d’électricité. Un accord conclu entre le ministère des Finances et les employés en décembre 2017 a ouvert la voie à son approbation.

Shai Babad, le directeur général du ministère israélien des Finances, a déclaré que le processus était « compliqué et inhabituel » et « l’une des missions les plus complexes, pour l’entreprise et aussi pour les employés, que j’ai réussi à accomplir dans ma vie professionnelle ».

Les gouvernements israéliens successifs ont travaillé sur la réforme depuis 1996, sans progrès en raison du pouvoir détenu par le syndicat de l’entreprise. Un accord était presque signé en 2014 mais abandonné à la dernière minute lorsque les employés se sont rétractés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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