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Heייn

Haïm Nahman Bialik est un des plus célèbres poètes de la langue hébraïque qui s'épanche particulièrement sur les atermoiements de l'être humain. Poète, prosateur, essayiste et journaliste, parfois même en Yiddish, Bialik se distingue progressivement surtout comme la personnalité centrale de la poésie moderne de langue hébraïque. Il est considéré comme le poète national d'Israël.

Née le 9 janvier 1873 à Radi en Ukraine, Haïm Nahman devient très jeune orphelin de père à l’âge de 7 ans. Il est élevé dans l’orthodoxie par son grand-père, à Jitomir.
En 1890, il part pour étudier dans la célèbre école talmudique (yeshiva) de Volozhin, en Lituanie. Il se plonge dans l’étude du Talmud mais très vite, prend conscience que ce n’est pas à ce monde qu’il rêve d’appartenir.

18 mois plus tard, il quitte la Yeshiva dans le but de s’installer à Odessa, carrefour culturel et ville mythique pour laquelle il éprouvera jusqu’à son exil un amour sans limite. C’est là qu’il rencontre les plus grands noms de la littérature moderne et notamment Ah’ad Haam, le chef de file du sionisme spirituel, qui deviendra son mentor et ami.

Il découvre la littérature russe, s’identifiant notamment aux personnages tourmentés de Dostoïevski. En 1892 paraît son premier poème, «À l’oiseau», vision simultanément idéalisée et lucide de la terre d’Israël.

En 1893, il épouse Manya Averbuch, dont il n’aura pas d’enfant.

Après quelques années passées loin d’Odessa, il y revient en 1900. Son premier recueil de poèmes paraît en 1901 ; le second paraîtra en 1908 et sera réédité huit fois en quinze ans. En 1902, il s’associe avec quelques écrivains pour fonder une maison d’édition, Moriah, qui deviendra plus tard Dvir.

En 1903, au lendemain du pogrom de Kichinev, il se rend sur les lieux pour témoigner. Révolté par la foi aveugle et l’immobilisme de ses coreligionnaires, il compose un poème qui fera date dans l’histoire de la littérature hébraïque : «Dans la ville du massacre».

C’est à Kichinev aussi qu’il rencontre une jeune femme artiste peintre, mariée et mère d’une petite fille, Ira Jann, qui éprouvera pour lui une passion destructrice. Ira Jann fut peut-être sa maîtresse, mais décida de fuir sa passion en s’installant en Palestine, espérant que le poète la suivrait.

En 1904, à la demande de l’historien Joseph Klausner, Bialik accepte le poste de corédacteur en chef de la revue littéraire la plus prestigieuse de son temps, Ha-Shiloah, fondée quelques années plus tôt par Ahad Ha'Am. Il en démissionnera en 1909.

C’est en 1909 aussi qu’il se rend pour la première fois en Palestine, où il éprouve des sentiments ambivalents, la désillusion le disputant à l’espoir de voir renaître un foyer juif sur la terre de ses ancêtres. Il lui faudra encore de nombreuses années pour se résoudre à s’y établir.

Ce n’est qu’en 1920 qu’il prend enfin la décision de quitter sa Russie natale, pour fuir la dictature bolchevique. Il y parvient en 1921, aidé par Maxime Gorki.

Après un séjour à Berlin, où il se consacre à sa maison d’édition devenue Dvir, il s’installe en 1924 à Tel-Aviv. Le choix de cette ville n’est évidemment pas fortuit : à l’opposé de Jérusalem, ville sainte tournée vers le passé, Tel-Aviv était déjà le théâtre d’une vie intellectuelle et artistique impressionnante et résolument moderne. Bialik en deviendra l’un des emblèmes. Sa maison, aujourd’hui transformée en musée, devient immédiatement un lieu de rencontre pour tous les amoureux de la littérature hébraïque.

Parallèlement, alors qu’il avait lui-même, dans sa vie privée, délaissé depuis bien longtemps la pratique religieuse, il refuse de se satisfaire de l’orientation résolument laïque du nouveau Yishouv.

Déterminé à faire revivre la spiritualité juive sur sa terre originelle, il lutte pour que le shabbat, symbole de la pérennité du judaïsme, reste un moment de réflexion et de vie communautaire. Il instaure le Oneg Shabbat, qui d’abord à Tel-Aviv puis dans tout le pays et même en diaspora, réunira des conférenciers et des centaines d’auditeurs de tous bords, désireux de maintenir vivant le lien qui rattachait Israël à son histoire et à sa culture.

Il fut un des plus célèbres poètes de la langue hébraïque qui s'épancha particulièrement sur les atermoiements de l'être humain. Poète, prosateur, essayiste et journaliste, écrivant parfois aussi en yiddish.

Bialik se distingua progressivement surtout comme la personnalité centrale de la poésie moderne de langue hébraïque. Il est connu et célébré dans le monde juif comme le poète de la renaissance nationale.

 

Le 4 juillet 1934, Bialik décède, dans un hôpital de Vienne, peu après avoir subi une intervention chirurgicale, à la suite de problèmes rénaux. Un deuil national est proclamé. Bialik est enterré au cimetière de la rue Trumpeldor à Tel-Aviv, aux côtés de son mentor Ahad ha-Am.

 

 

L’avenue He’’n à Netanya :

L’avenue Hen est une petite rue très calme en sens unique qui relie l’artère de la rue Jabotinsky à celle de la rue de Jérusalem.

L’avenue Hen, au nom de Haïm Nahman (Bialik) est l’unique personnage dont deux rues de Netanya, comme à Tel-Aviv, sont appelées à son nom….

Petits immeubles de quelques étages des années 70 dans sans grande majorité est une rue résidentielle et très bien entretenue.

 

 

 

 

 

 

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