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Durcissement de la loi contre le tabagisme

La Knesset a annoncé une importante campagne de répression du tabagisme, interdisant cette pratique dans de nombreux espaces publics, notamment les hôpitaux, les tribunaux, les concerts, les salles de spectacles, salles de sport, zoos, les parkings et autre et ce, dans un rayon de dix mètres de l’entrée desdits endroit mais s'exclut de la nouvelle réglementation.

Tout rassemblement dans des espaces ouverts de plus de 50 personnes sera une zone non-fumeurs, selon l’extension d’un décret adopté par la Commission du travail, des affaires sociales et de la santé de la Knesset qui entrera en vigueur à la fin du mois de juillet.

 « Nous considérons le tabagisme et les dommages qu’il cause comme un danger pour la santé publique, et cette extension du décret renforcera notre lutte contre le tabagisme dans l’intérêt des citoyens », a déclaré Yaakov Litzman, vice-ministre de la Santé.

Cette initiative a été encouragée par le ministère de la Santé après des années d’accusations d’inaction face à ce fléau qui fait des milliers de morts en Israël chaque année.

Le décret interdit désormais de fumer dans les hôpitaux et les dispensaires (koupot holim), y compris à l’extérieur. Il interdit également de fumer dans les bureaux du gouvernement, les salles d’événements, les conseils religieux, les édifices municipaux, les cours de justice, les parkings, les zoos, les spectacles et concerts, les parcs d’attractions et les salles de sport.

Il ne sera permis de fumer qu’à dix mètres ou plus de l’entrée de ces lieux publics.

M. Litzman a déclaré que son bureau s’efforçait d’étendre l’interdiction également à tous les restaurants.

Cependant, la Knesset elle-même est exemptée des nouvelles mesures, après une opposition farouche des membres du Parlement qui ont insisté sur le fait qu’il s’agissait d’un « lieu de travail » où il devrait y avoir un fumoir dédié. Néanmoins, la plupart des fumoirs du bâtiment de la Knesset seront fermés, à l’exception d’un seul. L’application de la loi deviendra plus stricte et des affichettes seront installées.

Le député Yehuda Glick (Likud), qui a milité en faveur de cette mesure et pour que le bâtiment de la Knesset en fasse partie, a déclaré qu’il s’agissait de la première d’une série de mesures destinées à sauver des vies.

Environ 26 % des hommes israéliens fument des cigarettes, selon une étude réalisée en 2015 par le ministère de la Santé, légèrement au-dessus de la moyenne de l’Union européenne (24,2 %). Chez les femmes, seulement 13,6 % des adultes fument des cigarettes, soit un peu moins que les 15,5 % de l’UE.

Alors que le nombre total de paquets de cigarettes consommés a diminué ces dernières années, selon le ministère, environ 8,000 Israéliens meurent chaque année de maladies liées au tabagisme, dont 700 non-fumeurs qui sont soumis au tabagisme passif.

Un rapport de l’année dernière a révélé que près de 40 % des Israéliens sont fumeurs à la fin de leur service militaire obligatoire. C’est deux fois plus élevé que le taux national global et beaucoup plus élevé que chez les soldats américains. L’étude n’a révélé aucun changement significatif au fil des ans en ce qui concerne le nombre de soldats qui fument au moment de leur recrutement et de leur démobilisation.

Conformément aux tendances mondiales, le taux de tabagisme en Israël est passé d’environ 45 % au début des années 1980 à environ 20 % ou moins depuis 2011. Toutefois, dans son rapport annuel sur le tabagisme publié en juin 2017, le ministère de la Santé a enregistré le plus gros revers en une seule année depuis plus d’une décennie, le taux atteignant 22,5 % en 2016, contre 19,7 % l’année précédente.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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