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David Ben Gourion

David Ben Gourion est un homme d'État israélien, fondateur de l'État. Dès son arrivée en Palestine, il n'eut de cesse, d'œuvrer imperturbablement à la concrétisation du projet sioniste : la création d'un État juif indépendant. Fondateurs du Mapaï, devenu par la suite le Parti travailliste israélien, qui dirigea la communauté juive de Palestine à l'époque du mandat britannique, puis l'État d'Israël durant les trois premières décennies de son existence. Il a été le premier Chef de l'État d'Israël .

Cadet d'une famille de cinq enfants, David Gruen vit le jour le 16 octobre 1896 à Plonsk, une bourgade située non loin de Varsovie, où les Juifs formaient la majorité de la population. Contrairement à leurs voisins, fidèles à l'orthodoxie religieuse la plus stricte, les Gruen étaient sensibles aux idées modernisatrices et furent d'ardents soutiens des ‘’Amants de Sion’’, pour encourager la présence juive en Palestine. Son père était professeur d'hébreu qui développe chez le jeune David le goût de l'étude de la Bible et de la langue. À quatorze ans, il fonde l'association Ezra vouée à la diffusion de la langue hébreu.

À 17 ans, durant ses années à l'université de Varsovie, il rejoint l'association Poalé Zion, qui par la suite devient un parti sioniste d'orientation marxiste.
Ardent sioniste, David Gruen émigre en Palestine en 1906 à l’âge de 20 ans, alors que la région est une province de l'Empire ottoman. Il travaille d'abord dans les exploitations agricoles juives. C'est à cette époque qu'il entre au Comité central du Poale Zion. En 1910, il devient journaliste au journal du parti à Jérusalem et adopte le nom hébraïque de Ben Gourion, mots hébreux qui signifient « Fils du Lion », en souvenir d'un héros du siège de Jérusalem par les Romains.

En 1912, il commence des études de droit à l'université d'Istanbul, capitale de l'Empire ottoman. Il souhaite tisser des liens avec la future élite ottomane, afin de la rendre plus favorable au projet sioniste.

En  1915, la guerre étant déclarée entre l'Empire ottoman et la Russie, il est contraint à l'exil par les Turcs et il se réfugie aux États-Unis.

En 1917, il épouse Paula, puis s'engage dans les unités juives que l'armée britannique constitue pour porter la guerre en Palestine. Il est de retour en Palestine en 1918, au sein du 39e bataillon des Royal Fusiliers, l'un des bataillons de la « Légion juive ».

En 1919, Ben Gourion participe à la création du Akhdut Ha'avoda (« L'union du travail »), le parti sioniste marxiste qui succède au Poale Tzion. Il se situe plutôt à l'aile droite (réformiste) de ce parti.
En 1921, Ben Gourion est élu secrétaire général de la Histadrout (« Association générale des travailleurs d'Eretz Israël »). Ce syndicat, fondé en 1920, regroupe surtout les militants des différentes factions sionistes de gauche. La direction de Ben Gourion est reconnue comme efficace, mais parfois autoritaire. À la tête de la Histadrout, il privilégie plusieurs démarches : Développement économique du pays, unité socialiste, Développement nationaliste, Auto-défense juive. En 1930, David Ben Gourion joue un rôle déterminant dans la fusion du Hapoel Hatzaïr.

Après l'assassinat le 16 juin 1933 d'Haïm Arlozoroff, chef du département politique de l'Agence juive, Ben Gourion voit son influence encore augmenter. Il devient en 1935 président de l'Agence juive, et démissionne de son poste au sein de la Histadrout. La même année, Ben Gourion tente de se rapprocher du Parti révisionniste de Vladimir Jabotinsky mais l'accord politique qu'ils ont élaboré, approuvé par le parti révisionniste, est rejeté par un référendum interne à la Histadrout. Après cet échec politique, un des rares de sa carrière, les relations avec les révisionnistes redeviendront très mauvaises.

En 1937, les Britanniques par la commission Peel, envisagent de diviser la Palestine mandataire, et de créer un petit État juif sur une petite partie (15 %) de celle-ci. Ben Gourion s'engage en faveur du plan de partage, contre l'avis d'une partie du Mapaï. Devant le manque d'enthousiasme des sionistes les Britanniques abandonnent le plan Peel. Mais la réaction de Ben Gourion est révélatrice de son pragmatisme.

La grande révolte arabe de 1936-1939 en Palestine mandataire amène les Britanniques à restreindre l'immigration juive en publiant leur troisième « Livre blanc » limitant à 75,000 Juifs. Ben Gourion va organiser l'opposition résolue du Yichouv à cette politique. Une immigration illégale est mise en place.

Entre 1944 et 1945, Ben Gourion organise la répression contre l'Irgoun et ses membres, qu'il considère comme des terroristes.

Au cours du premier trimestre 1947, les Britanniques, qui ne maîtrisent plus vraiment la situation, décident de rendre leur mandat sur la Palestine à l'ONU. Celle-ci décide d'abord l'envoi d'une mission qui se rend sur place et rend un rapport favorable au partage de la Palestine entre Juifs et Arabes. Le 14 Mai 1948 David Ben Gourion lit à Tel-Aviv, dans l'enceinte du Musée des Beaux-Arts, au nom du gouvernement provisoire, la déclaration d'indépendance de l'État d'Israël.

Le 26 Mai 1948, par l'ordonnance N° 6 du gouvernement de l'État d'Israël, Ben Gourion crée Tsahal, qui regroupe les forces de la Haganah, de l'Irgoun et du Lehi.

Les frontières de 1947 avaient été acceptées sans enthousiasme. Il est clair que Ben Gourion a suivi une double politique : Élargir les frontières de l'État au maximum et assurer une majorité juive aussi large que possible.

À part une interruption de deux ans entre 1954 et 1955, Ben Gourion occupe le poste de Premier ministre, officieusement du 14 mai 1948 et officiellement du 25 février 1949 au 26 juin 1963. Il dirigera le pays avec une forte personnalité charismatique militairement, économiquement et socialement.

En 1963, Ben Gourion démissionne de nouveau, du fait des suites de l'« affaire Lavon ». Ben Gourion reste membre de la Knesset jusqu’en 1970. Il prend sa retraite à 84 ans, et décède le 1er décembre 1973 au kibboutz de Sdé-Boker dans le cadre grandiose d'un canyon du Néguev.

Ben Gourion a été élu par le magazine Time comme l'une des 100 plus importantes personnalités ayant influencé le XXe siècle. Des jardins, des ponts, des rues, des boulevards, des avenues, des écoles, l’université du Néguev, l'Aéroport international et bien d’autres sont nommés en son souvenir dans tout le pays…

 

Le Boulevard Ben-Gourion à Netanya :

Le Boulevard Ben-Gourion traverse la ville en bord de mer du nord au sud. Il commence à l’interchange de Ramat Poleg jusqu’au boulevard Jabotinsky.

Boulevard en double sens qui traverse les quartiers du sud de la ville, le Lac-d’hivers, le Planétarium. De nombreuses nouvelles constructions de haut standing y ont vu le jour ces dernières années.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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